Après avoir été reportée à la demande des autorités, la marche pacifique à l’appel de Wakit Tama, coordination de partis politiques et d’organisations de la société civile, a bien eu lieu samedi 11 septembre à Ndjamena. Les organisateurs exigent l’arrêt du processus de transition en cours jugé non transparent et non inclusif. La manifestation a été autorisée et s’est déroulée sans incidents.

« L’hymne national pour un combat », scande ce manifestant, drapeau aux couleurs du Tchad sur les épaules. Il demande l’arrêt du processus de transition.

« Cette charte doit être révisée avant tout dialogue. Le Conseil national de transition doit découler du dialogue. Il est hors de question qu’un groupe de personnes se réunisse et désigne ceux qui ont mis le pays à terre hier. Ils ne doivent aucunement siéger au CNT ! »

Cette nouvelle marche était un nouveau défi pour Wakit Tama. Car pour certains observateurs, la coordination des actions citoyennes serait affaiblie depuis que des partis politiques ont suspendu leur participation. Des suspensions qui n’ont pas entamé la mobilisation selon maître Max Loalgnar l’un des porte-paroles de Wakit Tama, présent parmi les manifestants.

« Vous verrez, la révolution qui a commencé ira à son terme. Malgré les tentatives de nous démobiliser, vous voyez que le peuple a répondu présent et je vous assure qu’il répondra encore présent. Ici, nous sommes sur un terrain d’entraînement. Nous allons bientôt quitter ce terrain pour un autre terrain d’entraînement. »

La marche pacifique de Wakit Tama a rassemblé près d’un millier de personnes selon la police. Un chiffre sous-évalué selon les organisateurs.

Aurélie Bazzara-Kibangula RFI

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