Dans une conférence de presse donnée ce vendredi 6 mai, la coalition des partis politiques et associations de la société opposée au Conseil militaire de transition, qui dirige le Tchad depuis la mort d’Idriss Déby, dénonce ce qu’il qualifie « d’échec » du gouvernement de transition à organiser un dialogue pour jeter les bases d’un nouveau système politique.

C’est avec le ton offensif qu’on lui connaît, que Maître Max Loalngar, le porte-parole de Wakit Tama, a lu la déclaration. « Le Conseil militaire de transition et son gouvernement ont échoué », a lancé l’activiste en poursuivant : « peut-on continuer à faire confiance à un régime qui ne sait pas anticiper les choses ? »

« Tout le monde savait que le dialogue national inclusif ne pouvait démarrer le 10 mai, estime Maître Max Loalngar. Mais il a fallu que le Qatar, facilitateur des négociations entre le gouvernement et les politico-militaires, le demande pour que le gouvernement se bouge. »

« Il est clair, a ajouté Max Loalngar, que le Conseil de transition a un agenda caché. » Pendant que rien ne bouge dans le cadre des préparatifs du dialogue, le pouvoir se livre à des négociations parallèles, à de « l’achat de consciences, à de la corruption ». Tout ceci prouve que le pouvoir n’est pas de bonne foi et Wakit Tama appelle le peuple tchadien à sortir massivement le 14 mai prochain pour une marche qui exigera la remise du pouvoir aux civils.

Face aux accusations, les autorités tchadiennes réagissent. Le porte-parole du gouvernement, Abderaman Koulamallah, dénonce des « élucubrations » qui « ne font pas honneur à des acteurs politiques ». Il estime néanmoins qu’il est encore temps de « prendre le train historique » du dialogue.

Pour avoir un agenda caché, il faut déjà que nous puissions avancer dans le processus de façon profonde. Nous n’avons même pas tenu le dialogue, ils nous parlent d’agenda caché. Le dialogue est un dialogue national inclusif que nous avons voulu souverain.

RFI

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