Dans la nuit du 13 juillet 1973 à 0 heure alors que je me trouvais en détention dans la cellule N° 1 de la brigade spéciale d’intervention de la gendarmerie à N’Djamena, le maréchal de logis Khamis Djarma Dobio vint ouvrir notre cellule et appela les camarades Sougui Dangaye et Youssouf Mahamat Héli, respectivement élève administrateur civil de l’institut international de l’administration politique de Paris (IIAP) et le second élève ingénieur des eaux et forêts. Ces deux futurs cadres, plus de 70 autres détenus politiques enlevés des cellules N°2 de la gendarmerie, de la maison d’arrêt et autres lieux de détention, furent sommairement exécutés au-delà de Koundoul et enterrés dans une fosse commune.  

J’ai encore en mémoire les noms de ces martyrs du Frolinat : Sougui Dangaye, Youssouf Mahamat Héli, Sougui Mahadjir, Jean Joya, Abderaman Marc Montrigny, Philippe Préjean, Adji Kosseï, Hassan Al Hadj, Issa Talaf, Mahamat Kamara, Mougnan André, Youssouf Ali Abdelmamout, Al Hadj Mahamat Bichari, Ahamat Koulbou, Ousman Abdoulaye, Halata Gadaye, Ali Hadj Chalat, Malla Pleven, Ali Idriss, Hissein Guiagoussou, Mahamat Outhman, Mahamat Brahim Masri, Mansour Victor Antar etc.…
 

Après le coup d’État du 13 avril 1973, le conseil supérieur militaire libéra le même jour leurs compagnons d’armes à savoir ; les généraux Félix Malloum, Négué Djogo et les colonels Djimé Mamary N’Gakinar et Kotiga Guérina Alphonse.



Suite & Fin.



La Rédaction de Tchadanthropus-Tribune

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