La guerre contre Boko-Haram doit transcender toute la nation tchadienne, car l’intérêt économique du Tchad en dépend. S’il y a une décision de logique prise dans le sens de l’intérêt de la nation c’est bien celle-là. Sans un Cameroun et Nigéria en sécurité la vie de nos compatriotes sera un enfer. 

Pour une fois dans ses expéditions militaires, Idriss Deby a vu juste, mais cette intervention ne doit en rien occulter les réalités des Tchadiens de l’intérieur où tout aspect démocratique est absent. 4 de nos compatriotes (soldats) sont morts pour cette cause à saluer, loin de l’intervention au Mali où Deby était allé parader pour son propre chef.

Si la France a eu l’épisode Charlie Hebdo pour sceller l’union sacrée pour sa sécurité, nos compatriotes de tout bord doivent être préoccupés par la sécurité et le quotidien de notre peuple. Plus de 50 % de nos compatriotes à N’Djamena ne vivent que des revenus d’échanges sur les bords des rives Chari-Logone. Si Boko Haram s’installait au Cameroun et le nord Nigéria, rien ne pourrait être simple pour des millions de Tchadiens. Ne serait-ce que pour ça, Deby a bien vu, mais il faut rester vigilant face aux dérives de politiques intérieures.

La communauté internationale et les organisations de droits de l’homme doivent scruter toutes dérives en termes de politiques intérieures. Pendant que la presse nigériane s’active en terme d’information, celle du Tchad fait du sur place, Hassan Sylla Bakari (Calamity bak) et son staff passent complètement à côté de la mesure d’information. Mais ce n’est pas le cas des Tchadiens qui ont surpris tout le monde par leur efficacité sur le terrain militaire. L’Afrique tout entière est étonnée de la débâcle de l’armée nigériane, aussi importante en nombre et le matériel de guerre. Les Tchadiens contrôlent militairement Mallam Fatorii et Abadam, 2 villes nigérianes à la frontière avec le Niger. Les Tchadiens ont pris Fotokol et Gambaru français (ville camerounaise) et utilisent leur droit de poursuite en accord avec l’état-major nigérian pour continuer sur une des bases de Boko-Haram à Gambaru anglais (ville nigériane). La pression continue sur cette secte intégriste, et la situation devrait évoluer sur le terrain.  

 

Cette expédition doit s’arrêter nette dès que les intérêts vitaux de notre peuple seront sauvegardés. Nos compatriotes ne devraient pas aller mourir là où d’autres états doivent prendre la responsabilité et la sécurité de leur population.

 

ASSILECK HALATA Mahamat

 

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