Dans d’autres pays comme le Tchad, la Mauritanie ou le Sénégal, la force de frappe des Saoudiens est avant tout financière. Dans l’entourage du président tchadien Idriss Deby on retrouve un dénommé Abakar Tahir Moussa, surnommé Almanna, du nom du groupe dont il est PDG. Cet homme d’affaires est un membre influent du parti au pouvoir au Tchad, le Mouvement patriotique du salut. Avant de s’imposer dans l’entourage du président, il a passé une grande partie de sa vie en Arabie Saoudite et aurait grandi à Ryad. Encensé par un portrait dans le numéro spécial sur le Tchad du magazine « Jeune Afrique », dans lequel il est aussi annonceur, Almanna est au Tchad ce que Rafic Hariri était au Liban, un businessman politisé bien connecté. A N’Djamena, la capitale tchadienne, son groupe s’est vu confier plusieurs grands chantiers officiels dont des ministères mais surtout la grande télévision nationale. Petite main des relations tchado-saoudiennes, il est notamment très proche de la communauté tchadienne de Médine qui l’a récompensé pour « toutes ses aides ».

Après le Tchad, la Mauritanie n’est pas le dernier pays à profiter de la manne financière saoudienne. Ainsi la Banque Islamique de Développement (BID), bras armé financier du Royaume, finance à fonds perdus de nombreux projets, dont l’extension de la centrale électrique à Nouakchott. Cette proximité entre Ryad et Nouakchott explique les liens difficiles que le pouvoir mauritanien entretient avec le mouvement Tawassoul, certes d’obédience islamiste, mais proche du Qatar, comme l’explique un correspondant de « Mondafrique », Kaci Racelma. En témoigne la déclaration attribuée le décembre 2013 au ministre mauritanien de la Santé, Ahmedou Ould Hademine Ould Jelvoune, lors d’un meeting de l’UPR, le parti du président mauritanien : « Les frères musulmans échoueront en Mauritanie et en Turquie, comme ils ont échoué dans d’autres pays »… Lire la suite sur Mondafrique.com

 

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