Pour juguler la menace de la nébuleuse force du mal de BOKO HARAM, les Chefs d’Etat des Etats membres de la Commission du bassin du Lac, réunis en sommet à N’Djamena, le 30 avril 2012, ont décidé la mise en place d’une Force Mixte Multinationale (FMM) à laquelle chaque Etat membre doit contribuer un bataillon équipés de 700 hommes.

 

Cependant l’un des Etats membres, à savoir le Cameroun s’est montré retissant au début. Il était, par exemple absent lors de la toute première réunion du Comté des Chef d’Etat-majeur de la FMM, tenue à Niamey le 8 mai 2012. Ainsi le Cameroun a continué de bouder des réunions semblables jusqu’à ce qu’il a été de créer le poste de Conseiller Militaire et l’en confier au Cameroun.

 

Encouragé par ce geste, le Cameroun a accepté d’abriter la 2ème réunion conjointe des Ministres de la Défense et des Chefs d’Etat Majeur des Etats Membres de la CBLT, qui s’est tenue du 17-18 mars 2014 Yaoundé lors du quelle le Gouvernement du Cameroun a présenté le Colonel NDOUGOU, comme Conseiller militaire, pour prise de service immédiate.

 

Cette fois-ci : aussitôt dit aussitôt fait! Le Colonel a pris fonction au siège de la CBLT, dans le même mois. Le Colonel a vite compris la situation du siège et a vite intégré l’OFFICINE de l’institution. Sans se soucier de sa première mission qui est de coordonner la mise en place de l’Etat-major de la FMM pour combattre immédiatement BH il s’est métamorphosé en Entrepreneur Bâtiment ! Pour se faire, il a créé trois (3) entreprises fictives pour contourner, à sa façon, les règles de procédure en vigueur.

 

Pour ne pas tenir vos souffles très longtemps, notre Colonel-entrepreneur Bâtiment à exécuté, à lui seul, tous les travaux de réfection pour la mise en place de l’Etat-majeur de FMM, au siège de la CBLT, à travers ses entreprises fictives dont le personnel est composé de ses propres frères venus de Cameroun, et jusqu’à nos jours le Colonel-entrepreneur Bâtiment a gagné des marchés d’un montant de plus d’un milliard de FCFA (1 000 000 000).

 

Le Colonel-entrepreneur Bâtiment ne pourrait pas faire cela lui seul, bien sûr, sans la connivence de la direction de la CBLT, mais aussi et surtout sans la passivité du gouvernement du Tchad en matière de protection des intérêts nationaux dans les institutions internationales dont il est membre. L’un des expatriés ironisait même en disant qu’il n’a pas de respect pour des ministres Tchadiens (en parlait bien sûr du Ministère de tutelle) qui sont changé chaque trois mois !

 

Il est de mon opinion que le Tchad, comme tout Etat autre membre de la CBLT ou tout autre organisation internationale, a le droit et devoir statutaire de demander à savoir comment ses contributions statutaire sont dépensées, et pour ce cas de figure le Tchad est dans l’obligation d’agir comme il entend approprié, parce qu’il ne s’agit pas ici de protéger seulement son intérêt en tant qu’Etat mais l’intérêt de ses entrepreneurs étant pays  haute lié à l’organisation par un accord de siège.

 

Dans notre prochain article nous allons vous parler de la disparition de la somme 2 million de dollars (1 200 000 000 CFA) destinés à FMM-notre enquête est presque finie.

 

Issa Kaka Kyarimi

Pour SOS Bassin du Lac Tchad

 

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