Née à Sahr au Tchad d’un père camerounais et d’une mère centrafricaine d’ethnie banziri, la nouvelle présidente centrafricaine par intérim, Catherine Samba-Panza 59 ans, nommée le 20 janvier, est connue à Bangui pour avoir été vice-présidente de l’ Association des femmes juristes Centrafricains (AFJC), puis représentante du réseau des ONG de défense des droits de l’homme. Juriste d’entreprise diplômée de l’Université Assas à Paris, elle a également été formatrice pour Amnesty International. Désignée vice-présidente du dialogue national organisé en 2004 après le putsch de François Bozizé le 15 mars 2003, Catherine Samba-Panza avait ensuite été choisie pour diriger le Comité de suivi de dialogue national (CSDN).

En 2007, elle a tenté d’obtenir un rapprochement entre le régime de Bozizé et l’ancien président Ange-Félix Patassé, qui était alors réfugié à Lomé. Son nom a également circulé comme premier ministrable, mais François Bozizé s’en est toujours plus ou moins méfié en raison de sa franchise.

Après avoir été remerciée du CSDN, Catherine Samba-Panza a fait son retour en politique en juin 2013, à la faveur de sa nomination par un décret de Michel Djotodia comme maire de Bangui. L’époux de Catherine Samba-Panza, Cyriaque Samba-Panza, fut par ailleurs un collègue de travail de l’ex-leader de la Séléka au ministère de l’économie et du plan. Catherine Samba-Panza doit désormais parachever la transition devant mener à une présidentielle au plus tard début 2015. 

La Lettre du Continent

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