République du Tchad Unité-Travail-Progrès

Assemblée Nationale Le Député Fédéraliste Ngarlejy Yorongar Coordinateur Exécutif Fédéral Président de FORELLI  

 

Lors des élections présidentielles de 2001, les mercenaires liés m’ont piégé. En 2001, j’ai remporté, dès le premier tour, les présidentielles. Enlevé de mon domicile et conduit par les Colonels Wakaye et Erdoubou au Commissariat du 4eme Arrondissement de police où j’ai subi les pires tortures avec la complicité des collègues de l’opposition avec lesquels nous sommes en pourparler en vue de gérer le pays ensemble.  

 

Or, ces mercenaires m’ont piégée et on verra plus loin. Quelques médecins tchadiens, sous la houlette du Dr Henri Maoualdingam, exerçant en France se sont cotisés pour me payer le billet d’avion afin d’aller me faire soigner les séquelles des tortures dans les hôpitaux spécialisés parmi lesquels le Centre Primo Lévi et à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris. La résolution du Parlement Européen de juin 2001 exige un dialogue entre M. Idriss Déby et son opposition sous peine d’embargo contre le Tchad comme Haïti, Togo etc. : Une fois des soins prodigués, j’ai été invité au Parlement Européen à Strasbourg (France) où j’ai assisté aux débats sur la proposition de résolution sur les violences politiques au Tchad.  

 

Dès que la résolution est adoptée à l’unanimité, je suis invité à la session de la Commission du Développement de l’Union Européenne à Bruxelles où j’ai pris la parole pour demander à l’Union Européenne de s’impliquer dans le règlement de la crise tchadienne et son corollaire de violences par le dialogue entre le Gouvernement Tchadien et ses opposants, recommandation principale du Parlement Européen dans sa résolution.

 

Les mercenaires Saleh Kebzabo, Jean Alingué Bawoyeu etc. lancés à mes trousses en Europe tandis que les Présidents Oumar Bongo Ondimba et Ange Félix Patassé offraient leur médiation pour un règlement à l’amiable du contentieux électoral de mai 2001: Dès que cette résolution est votée, une délégation composée de trois mercenaires que sont ; entre autres, Saleh Kebzabo et Jean Alingué Bawoyeu est dépêchée en Europe pour me suivre pas à pas notamment à Strasbourg, Bruxelles et à Paris.  

 

Seul Kamougué Wadal Abdelkader avait décliné l’offre. Face à la véracité des faits et voyant que leurs insultes, mensonges, ragots et commérages dont ils m’accablent pour me diaboliser ne sont écoutés que d’une oreille indiscrète par leurs interlocuteurs, ils avaient interrompu leur course-poursuite et décidé de rentrer au Tchad toute honte bue. De retour à N’Djaména, ces mercenaires avaient sauté sur la médiation offerte par les Présidents Ange Félix Patassé et Omar Bongo Ondimba à moi-même et à M. Idriss Déby pour un règlement à l’amiable du contentieux électoral.  

 

Ils tentaient en vain de renouer des contacts avec moi en me demandant de rentrer. Une autre délégation composée de ces mêmes mercenaires est repartie, quelques jours plus tard en France. Réunis au domicile de l’un d’entre eux, M. Jean Alingué Bawoyeu déclare à cette occasion: «Yorongar et ses maladies imaginaires …». Ce à quoi un des interlocuteurs avertis rétorque : «M. Jean Alingué Bawoyeu, je vous fais remarquer que quatre médecins Tchadiens et deux médecins français dont un spécialiste des tortures ont délivré à M. Yorongar des certificats médicaux constatant les séquelles des tortures qu’il a subies, et ce, dans les normes requises. Avez-vous les preuves de vos allégations… ?». Je me suis rendu donc à Genève pour y rencontrer les responsables des ONG et associations des Droits de l’Homme accréditées auprès de l’Organisation des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme afin de les sensibiliser sur l’importance de cette résolution qui interpelle les Nations-Unies et certaines de ses institutions spécialisées, l’Union Européenne et nombre de ses institutions spécialisées, l’OUA, les pays amis du Tchad. A Genève, j’ai eu le privilège de prendre la parole devant la session de l’Organisation des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme. Donc, de Genève, je me suis rendu à Bonn où j’ai été reçu au Ministère de Développement, par des multitudes des ADH et ONG de développement et à Berlin où j’ai été par nombre de Députés de diverses sensibilités représentées au Bundestag, à Bruxelles en Belgique pour sensibiliser mes collègues Députés et les ONG.   

 

A Paris, j’ai été reçu à l’Elysée, à la Primature, plusieurs fois au Ministère des Affaires Etrangères et au Ministère de la Coopération et du Développement, à la Présidence de l’Assemblée Nationale et à celle du Sénat ainsi que des ONG de Développement et des Droits de l’Homme siégeant à Paris. Une longue tournée qui m’a conduit du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest de France. Je suis invité à la session de Transparency International tenue à Prague en Tchécoslovaquie où j’ai pris la parole Je me suis envolé pour les Etats Unis d’Amérique où j’ai été reçu par les hauts responsables du Parti Républicain et du Parti Démocrate, des institutions affiliées, le Trésor américain, les Associations des Droits de l’Homme et les ONG de Développement, par Monsieur Madavo, Premier Vice-président de la Banque Mondiale en lieu et place du Président Monsieur James Wolfensohn en déplacement, etc.  

 

Le Président Oumar Bongo Ondimba me transmettait le pressant message du Président Jacques Chirac d’accepter le poste du Premier Ministre : En Afrique, j’ai été reçu par le Président Omar Bongo Ondimba, Président de la République Gabonaise, lors de mon déplacement privé à Libreville où je suis invité par des amis gabonais qui veulent bien m’aider à soigner de manière appropriée les séquelles des multiples tortures que j’ai subies. Sur un tout autre chapitre, je rencontrais de nouveau le Président Omar Bongo Ondimba à Washington lors de mon séjour dans cette ville. Il me transmettrait le message du Président Jacques Chirac selon lequel je devais accepter le poste de Premier Ministre pour aider M. Idriss Déby à mobiliser les Tchadiens autour de lui pour contenir l’avancée soudanaise vers le sud du pays considérée comme dangereuse pour toute la sous-région d’Afrique centrale. Offre que je déclinais poliment. Ayant appris cette opportunité, M. Saleh Kebzabo s’envole pour Libreville où il est resté dans un hôtel sans être reçu par le Président Omar Bongo Ondimba. Il est sommé de déguerpir et de rentrer au Tchad. C’est ce qu’il fit.   

 

Quant à Kamougué, il a été reçu le Président Omar Bongo Ondimba, mais aucune promesse ne lui a été faite par ce dernier. L’Union Européenne à l’œuvre pour un dialogue entre le pouvoir et l’opposition tchadiens : Toutes ces hautes autorités m’ont assuré de leur soutien pour que le Gouvernement tchadien et ses opposants dialoguent. A mon retour, à N’Djaména, des missions diligentées par l’Union Européenne en accord avec les Nations-Unies sont arrivées à N’Djaména. J’ai été parmi les acteurs politiques qui étaient reçus par ces différentes délégations. C’est ainsi que le dialogue entre le pouvoir tchadien incarné par le MPS et l’opposition est entamé au siège de l’Ambassade de l’Union Européenne à N’Djaména.  

 

Une fois, le terrain déblayé, les acteurs politiques triés sur le volet se sont retrouvés à l’Hôtel Kempesky pour négocier l’accord du 13 août 2007 présidé par M. Alingué Bawoyeu Jean. Près de trois mois de débats, ils ont fini par l’adoption du recensement général des populations initiée par mes soins afin de déterminer le nombre des Députés, les cartes biométriques initiées par Ibni Oumar Mahamat Saleh etc. Ma proposition d’associer la société civile à nos débats s’est heurtée à l’opposition farouche de certains leaders des partis politiques ayant à sa tête Saleh Kebzabo. Ces derniers s’étaient également opposés au recensement général de la population et aux cartes biométriques. La suite, on la connait.  

 

M. Jean Alingué Bawoyeu interrompt brutalement les débats après qu’il soit nuitamment reçu en compagnie de Saleh Kebzabo par M. Gilles Désesquelles, Ambassadeur de l’Union Européenne pour un diner copieux. Ayant l’onction de ces derniers, M. Gilles Désesquelles monte au créneau pour s’opposer de toutes ses forces au recensement général des populations et aux cartes biométriques etc. Deux commissions sont mises en place pour rédiger l’accord. J’ai désigné mon collaborateur Nasra Djimasngar dans une commission et moi-même dans l’autre. A ma grande surpris ces hommes politiques manquent d’élégance dans leur manière de faire. Ni mon collaborateur ni moi-même n’avions assisté à la rédaction des deux volets de l’accord. Toutefois, ils me demandent de signer ledit accord comme si je suis un analphabète. A cela s’ajoute le refus de débattre les autres points inscrits à l’ordre du jour notamment la présence de la société civile et le fait d’arrêter brutalement les débats heurtent ma fierté. J’ai donc refusé de signer l’accord dit du 13 août 2007. Mais, la suite des évènements m’a donné raison. Ainsi, Ibni Oumar Mahamat Saleh et moi sommes enlevés, le 3 février 2008, pour avoir proposé et fait adopter respectivement le recensement général et les cartes biométriques et Lol pour avoir insisté sur l’application stricte de cet accord du 13 août 2007 qui ont mis à mal la mauvaise réélection de M. Idriss Déby en 2006.  

 

Tout dernièrement M. Jean Alingué Bawoyeu est victime de ses propres turpitudes. Il est viré comme un malpropre par M. Saleh Kebzabo de la Coordination des Partis Politiques pour la Démocratie et la défense de la constitution (CPDC) pour avoir soutenu M. Idriss Déby aux présidentielles de 2011. Pourquoi, selon des mauvaises langues, je ne dois-je pas signer ce cadre contractuel qui s’inscrit parfaitement dans la droite ligne de la résolution du Parlement Européen que j’ai obtenue de haute lutte ? Aujourd’hui, les acteurs ont inscrit noir sur blanc les cartes biométriques, associé la société civile, organiser les élections départementales, régionales, législatives et présidentielles. En conséquence, je ne vois pas pourquoi, je vais rechigner à signer ce cadre contractuel du 2 avril 2013. En effet, ce cadre contractuel n’est ni un accord avec le MPS ni une alliance avec M. Idriss Déby mais un contrat entre les partis politiques et la société civile afin de veiller aux règles d’organisation des élections départementales, régionales, législatives et présidentielles.  

 

Un cadre de dialogue préconisé par la résolution de juin 2001 prise par le Parlement Européen qui:

 

1. invite le gouvernement et les partis politiques du Tchad à collaborer au maintien de la sérénité et à s’abstenir de toute violence durant l’enquête réalisée par les autorités constitutionnelles à la suite des allégations de trucage et de fraude électorale;

 

2. condamne les intimidations et arrestations des candidats d’opposition et réaffirme son attachement à la voie pacifique de conquête du pouvoir par des élections libres et transparentes;

 

3. observe que l’élection du président Idriss Deby, le 20 mai 2001, a été confirmée par la Cour constitutionnelle tchadienne le 13 juin 2001;  

 

4. est convaincu qu’un processus électoral ne peut se dérouler avec efficacité et transparence dans une conjoncture où les droits d’expression les plus élémentaires sont continuellement menacés;  

 

5. estime que le respect des droits humains et du pluralisme politique sont des conditions indispensables pour permettre à la population de défendre ses intérêts légitimes et participer à la prise de décisions, et en dernière analyse pour combattre la pauvreté;  

 

6. demande aux autorités tchadiennes de traduire devant la justice les forces de l’ordre qui auraient commis des exactions pendant la campagne électorale présidentielle;  

 

7. invite le Conseil et les Nations unies à élaborer des politiques de développement durable qui renforcent et soutiennent l’évolution économique, sanitaire et sociale au Tchad en vue de soulager la pauvreté, de promouvoir la stabilité, de renforcer l’État de droit et de garantir la mise en place d’un gouvernement cohérent;  

 

8. rappelle que l’avancement des travaux relatifs au projet d’oléoduc au Tchad a besoin d’une situation stable, donc démocratique, ces revenus devant être partagés équitablement entre les populations tchadiennes, et non être utilisés à des fins électorales;

 

9. demande au gouvernement tchadien, à la Banque mondiale et à la Banque européenne d’investissement de faire la lumière sur le détournement présumé de fonds destinés au financement de l’oléoduc Tchad-Cameroun;  

 

10. invite instamment l’Union européenne à envoyer une équipe de superviseurs lors des prochaines élections au Tchad et à contribuer à financer des programmes destinés à prévenir toute irrégularité technique et électorale ultérieure;  

 

11. invite la Commission à examiner la possibilité de recourir à la procédure de consultation conformément à l’article 96 de l’accord de Cotonou.  

 

12. charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements et parlements des États membres, au Conseil des ministres ACP-UE, au gouvernement tchadien et au secrétaire général de l’OUA.». M. Gilles Désesquelles, un pompier pyromane au Togo et fossoyeur de la démocratie au Tchad : En dépit de toutes ces recommandations pertinentes, M. Gilles Désesquelles, représentant de l’Union Européenne à N’Djaména s’est fourvoyé comme au Togo où, comme un pompier pyromane, il dénonce les fraudes électorales seulement quand il avait vu, à la télévision, des militaires transporter des urnes volées aux fins de les bourrer pour le compte du candidat qu’il soutenait plutôt. N’Djaména, le 16 avril 2013

N’Garledjy Yorongar.

 

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