La Convention  Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (CTDDH) se fait un devoir de ne jamais laisser le meurtre lâche, ignoble et innommable de la joaillère Hadjé Haoua ABBA tomber dans l’oubli :


En effet, Hadjé Haoua ABBA rentrait du marché un soir du 10 février 2014 quand des malfrats sans foi ni loi arrêtent le taxi dans lequel elle se trouvait, la tuent à bout portant  et emportent avec eux plusieurs  kilogrammes d’or d’une valeur de  plus de 700 Millions de francs CFA dont plus de 400 Millions  appartiennent à des  personnes en affaires avec elle.

 
La Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l’Homme (CTDDH) est très préoccupée par l’absence de diligences  faites par les responsables en charge de l’enquête : en effet, des affaires de moindre envergure avaient été conclues et résolues en mois d’un mois voire quelques jours alors que ce crime odieux n’a curieusement pas été élucidé depuis bientôt 21 mois.


La CTDDH est d’autant plus troublée que le Ministre de la Sécurité de l’époque avait clairement laissé entendre au cours d’une présentation télévisée de malfaiteurs appréhendés que « … les assassins de la dame avaient étés arrêtés…. » Alors que le lendemain, interrogé par la famille de la défunte, il affirma s’être « trompé » et qu’en réalité, ils n’avaient pas été arrêtés et que l’enquête continue. Ces atermoiements jettent un discrédit sérieux sur la volonté réelle des autorités de vouloir faire éclater la vérité.


Aux douleurs de la famille éplorée s’ajoute le harcèlement quasi quotidien des enfants de la défunte par les créanciers de celle-ci ; harcèlement qui  prend au fil des mois, des allures de menaces ; c’est ainsi que le fils ainé de la victime  Brahim Mahamat  est régulièrement trainé dans les commissariats,  constamment  intimidé par des appels anonymes à l’instigation  des hommes et femmes qui étaient en affaires avec elle et qui ignorent délibérément que ce dernier a perdue une mère.


Quoi  qu’il en soit, la CTDDH  estime que l’État possède une double responsabilité dans cet assassinat.


La première est que l’État tchadien en tant que responsable de la sécurité des citoyens n’a pas le droit de laisser trainer une enquête de cette envergure ; ce qui de fait, ressemble à un classement sans suite et le fait que plusieurs centaines de millions de francs CFA soit en jeu, ajouté aux déclarations du Ministre nous laissent penser que ces malfaiteurs seraient arrêtés avant d’être relâchés ; connaissant la moralité de certains responsables en charge de la sécurité, l’hypothèse d’une compromission à un très haut niveau est plus que crédible.


La seconde responsabilité de l’État est celle de protéger les enfants de la défunte des harcèlements et menaces injustifiés  des ex partenaires en affaires de la défunte.


Étant entendu qu’il est établi désormais que les malfaiteurs  avaient tout emporté, les enfants de la victime ne sont objectivement pas responsable des pertes subies par les créanciers de leur mère ;  la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l’Homme (CTDDH) estime que Hadjé Haoua ayant perdu la vie en voulant protéger ses biens et ceux de ce partenaires, ces derniers doivent être désintéressés par l’État et les autorités tchadiennes doivent prendre des dispositions à cet effet.


La CTDDH, tout en dénonçant  par ailleurs le laxisme complice des autorités en charge de l’enquête depuis 21 mois informe l’opinion Nationale et international qu’elle  entend continuer à suivre ce dossier jusqu’à ce que justice soit rendue au ayants droits.


Fait à N’Djamena le 06/11/2015

Le Secrétaire General

 

CONVENTION TCHADIENNE POUR LA DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME.

C.T.D.D.H

BP : 5839 Ndjamena E mail : .ctddh_organisation@yahoo.fr

Tel : +235 66267981 ; +235 92106983 Siege National : Avenue Oumar Bongo face à la Station- Service NIMRO

 

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