La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’Homme (C.T.D.D.H) est profondément atterrée par la sauvagerie avec laquelle  les policiers, les gendarmes et les éléments de la garde nomade ont réprimé une fois de plus la marche pacifique des étudiants aujourd’hui 28 Septembre 2016. Cette marche pacifique comme celles qui les ont précédées avait été d’abords interdite par un ministre de la sécurité  dont la seule mission est d’interdire systématiquement toute manifestation légale en dehors de celle organisées pour soutenir le pouvoir de son maitre Idriss Deby.

 

Les étudiants ayant bravé l’interdiction du Ministre parce qu’elle était illégale  étaient en train de se rassembler dans l’enceinte de la Faculté d’Ardep  Djoumal quand une horde de policiers, gardes nomades, Gendarmes  a envahi les lieux ; violant de ce fait un local académique, ils se sont mis à tabasser avec une violence inouïe des étudiants dont certains  sont grièvement blessés ; 30 étudiants  sont arrêtés et conduits à la PJ; devant une telle sauvagerie, ceux des étudiants qui avaient réussi à sortir se sont radicalisés et se sont donc attaqués au symbole de l’état à leur portée c’est-à-dire les véhicules immatriculés RT  AP.

 

La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’Homme (C.T.D.D.H) estime que les dégâts causés dans ces manifestations sont la conséquence logique des brutalités policières  et  la responsabilité  de ces conséquences en incombe donc entièrement à ces prétendues forces de l’ordre. Le chef de cette horde, le Commandant du corps urbain de la police, Mr Mahamat  Kordé n’avait pas hésité à escalader le mur de l’université lors de l’assaut contre les étudiants.

 

La C.T.D.D.H exige la libération immédiate de tous ces étudiants dont le nombre avec ceux arrêtés récemment est devenu important ; il est inacceptable que des jeunes qui constituent l’avenir du pays, soient détenus et séquestrés avec cette sauvagerie parce qu’ils ont réclamé leurs droits.

 

La C.T.D.D.H estime que les réclamations des étudiants sont plus que légitimes et s’inscrivent dans le sillage de celles entamées par les travailleurs pour non paiement de salaire à terme échu et des 16 mesures inhumaines dont la mise en œuvre entre dans le cadre du programme politique secret de Deby  qui consiste à affamer les tchadiens pour mieux les asservir

 

La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’Homme (C.T.D.D.H) estime que ces brutalités constituent une fuite en avant d’un régime politique aux abois ; la crise actuelle dont la gravité est plus profonde qu’on ne le croit ne peut pas être résorbée par l’augmentation du nombre des policiers comme c’est le cas actuellement ni par des brutalités policières systématiques.

 

La C.T.D.D.H est convaincue que tous ceux responsables des violations graves des Droits de l’homme au Tchad répondront tôt ou tard de leurs actes.

 

Fait à Ndjamena le 28 Septembre 2016

 

Le Secrétaire General

Mahamat Nour Ibedou

 

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