Dans cet enregistrement audio, les voix des 2 cadres de l’état (ministre et directeur de cabinet civil de la présidence) sont plus qu’audibles. Nos compatriotes ont clairement entendu ce qui se passait. Une trafique d’influence sans commune mesure, sur fond de détournement de denier public. Ce genre de pratique est devenu le sport national de tous les cadres tchadiens, qui ont acquis comme culture la pratique du vol, initiée et officialisée par le régime MPS d’Idriss Deby. Tous les fonctionnaires qui ont eu à gérer notre pays volent dans leurs parfaits costumes achetés au prix d’Or dans les boutiques huppées de Paris. Grâce à ces méthodes, plusieurs d’entre eux, fonctionnaires, généraux analphabètes, ministres, directeurs généraux, dès fois simples saltimbanques, se sont achetés des villas, construits des immeubles, entretenus des maitresses, emmagasinant des comptes à l’étranger, en volant le peuple tchadien dont ils devraient assurer l’épanouissement social.


Cet enregistrement démontre à quel point la peur de voler n’existe pas, car l’autorité de l’état est absente. Comment comprendre des faits qui narguent les Tchadiens dans leur quotidien, mais jamais punis, ou à demi sanctionné. Et cela se passe au nez et à la barbe d’Idriss Deby. Quand le ministère du contrôle d’état est instruit, et le voleur démasqué, il est envoyé en prison lui laissant les biens volés au peuple comme butin. Les Tchadiens n’ont vu aucune de ces personnalités appréhendées après les biens volés. En tant normal, et selon la loi, ces biens statués et volés devraient revenir à l’état. Mais le régime Deby a habitué les Tchadiens à ces genres d’inexactitudes, qui complaisent les nervis voleurs de la République qui s’adonnent à cœur joie.

http://youtu.be/qqSaE9_dJIg


L’autre aspect du problème est le tort que fait ce régime mafieux à la presse d’investigation. À force de réprimer la presse dans son ensemble et la décourager, aucun organe ne peut établir des recherches parallèles, neutres, et objectives. L’appauvrissement du tissu de la presse n’arrange point une émergence des cadres et rédacteurs des journaux, à faire un travail qui peut aider et asseoir une justice anti-criminelle et anti-économique. Tout cela ne peut se faire sans une réelle volonté de travail, et d’amour de progrès pour son pays.

Si les Tchadiens dans leurs ensembles demandent un changement, c’est parce que le Tchad est pris en otage par une bande mafieuse et armée. Une mafia qui spolie les Tchadiens jour et nuit, sans qu’aucune autorité ne daigne réguler la loi au nom de ce même peuple, à qui le nom est emprunté jour après jour, sans y satisfaire la loi en son nom. Le changement est voulu parce qu’il y a une incapacité notoire à réguler l’équilibre social de ce même peuple. En 23 ans d’exercice du pouvoir, Idriss Deby devrait tirer les conséquences d’une inaptitude à asseoir un Tchad réconcilié avec tous ses fils et sa société. Le Changement doit se faire dès à présent.

 

La Rédaction de Tchadanthropus-Tribune.

 

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