Les leaders syndicalistes tchadiens, Michel Barka et François Djondang, attendus à Paris ce dimanche 9 décembre 2012,  n’ont ni débarqué à Roissy comme convenu  ni donné des nouvelles à la délégation venue les accueillir.


En provenance d’Alger, les deux responsables de l’Union des Syndicats Tchadiens (UST) avaient envisagé une escale de deux jour à Paris pour tenir une conférence de Presse le lundi 10 décembre au Centre  d’Accueil de la Presse Etrangère (CAPE), afin d’expliquer à la presse internationale les raisons de leur grève.


Il faut rappeler que depuis le 17 juillet 2012 un mouvement de grève illimitée des fonctionnaires secoue le Tchad. Les grévistes revendiquent la revalorisation de leur salaire en application d’un accord signé entre le gouvernement et les responsables syndicaux. Une promesse non tenue, le 29 novembre 2012 le gouvernement décide d’annuler ledit protocole d’accord signé le 3 juin 2011 radicalisant encore plus la tension sociale sur place. Une campagne ville morte est prévue pour le mardi 11 décembre à Ndjamena.


Joints au téléphone hier soir, depuis Alger, les syndicalistes disaient avoir été convoqués à l’ambassade du Tchad à Alger. Que leur a-t-on dit ? Que s’est-il passé ? Quoi qu’il en soit, depuis 13h où ils étaient supposés atterrir à Roissy Charles De Gaulle à Paris,  ni les compatriotes tchadiens venus les accueillir, ni leurs collègues au pays alertés par nos soins,  n’ont réussi à entrer en contact avec eux malgré les nombreuses tentatives. Nous exprimons nos vives inquiétudes devant le silence inexpliqué des deux syndicalistes.


Dans de telles circonstances, la conférence de presse du lundi 10 décembre 2012 est annulée et nous en sommes sincèrement désolés auprès du public.

Pour la communication

Mahamat Assileck Halata

 

 

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