Si l’économie dominera la visite de François Hollande en Côte d’Ivoire, les escales nigérienne (18 juillet) et surtout tchadienne (19 juillet) se concentreront sur la sécurité sous régionale. Cible de nombreuses critiques de la part des socialistes français à l’arrivée de François Hollande à l’Elysée, Idriss a complètement retourné la situation à son avantage ; il constitue aujourd’hui l’axe central du dispositif militaire de Paris dans la zone sahélo-saharienne.


Le président tchadien n’a pas ménagé ses efforts pour inverser la tendance. Il a envoyé jusqu’à 2 400 hommes au Mali. Et en Centrafrique, bien qu’il ait retiré ses troupes de la Misca en avril, il continue de peser dans la gestion politique du conflit.


Ce n’est pas un hasard si Paris a décidé d’installer à Ndjamena son centre de commandement militaire pour le Sahel. Celui-ci devrait être totalement opérationnel en août. François Hollande le visitera dans l’après-midi du 19 juillet, après avoir déjeuné et s’être adressé aux troupes françaises à la base Kosseï. Plus tôt dans la matinée, il se sera entretenu en tête-à-tête avec son homologue tchadien. Un autre échange est prévu à 14h30. Le décollage pour Paris devrait intervenir une demi-heure plus tard.

La Lettre du Continent.

 

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