C’est sous l’impulsion de Guy Boypa que l’association Word for Chad tente de venir en aide au Tchad à une population qui manque cruellement d’eau. mercredi dernier s’est déroulé au show-case à Paris une soirée où plusieurs artistes se sont produits pour le bien être de la population tchadienne. Pour ceux qui ne la connaisse pas, World for Tchad est une association humanitaire à but non lucratif, crée en 2010 et régie par la loi du 1er juillet1901. Elle a pour vocation de mener à bien des actions humanitaires de bienfaisances et de solidarité en faveur des populations du Tchad, pays d’Afrique centrale, dans les domaines de : l’éducation, la formation, la santé, la famille, l’enfance.

 
 

World for Tchad conduit et développe des projets dans différents domaines visant à améliorer la qualité de vie des Tchadiens. En tant qu’association humanitaire, elle propose de conduire ou de s’associer aux actions et projets tels que les campagnes de vaccination contre les maladies infantiles (rougeole, coqueluche, tétanos, diphtérie, tuberculose, poliomyélite).

Cette association humanitaire à but non lucratif est à sa 2e présentation de spectacle à Paris dont la vente des tickets d’entrée et autres bénéfices iront directement à la construction des forages de puits d’eau afin que des milliers de populations au Tchad accèdent à l’eau potable. L’objectif à terme est de construire plus de 200 forages sachant qu’un forage permet à 200.000 âmes de profiter de l’eau potable, d’où l’importance de la solidarité autour de projet.

À côté de Guy Boypa, il y a d’autres Tchadiens bénévoles qui abattent un travail colossal afin de réaliser le projet. Ces compatriotes ont fait en préliminaires les préparations de la logistique, la distribution des flyers, et l’organisation et services des lieux, ceux à qui il faut rendre un hommage particulier.

En rendant un hommage et une reconnaissance à Word for Chad, aux compatriotes bénévoles entre autres, nous nous posons des questions sur le réel devenir des Tchadiens dans notre pays. Le Tchad est un pays pétrolier dont les richesses et dividendes sont très mal répartis. Les autorités de ce pays s’attèlent à vouloir aux grands éclats montrer au monde que le Tchad est un pays en chantier. On entend ça et là des projets à coup des milliards. On veut construire des bâtisses qui n’ont de flash que l’optique a présenté au monde extérieur, alors que la population locale vit dans une pauvreté béante.

Le Tchad sous Idriss Deby aura bientôt 23 ans d’existence émaillée de conflit social et d’injustice dont les valeurs démocratiques sont foulées au sol par un apparatchik qui gouverne sans aucune alternance politique. Le régime d’Idriss Deby a permis aux individus de s’enrichir sur le dos de l’état et de sa population impunément. Avec toutes les entrées financières, notre pays manque d’eau potable et d’électricité dans sa capitale et ses provinces. La population subit sans réagir la loi du talion face à une incompétence notoire des cadres techniques devant améliorer le quotidien social des Tchadiens, sans compter la corruption, le népotisme et le clientélisme à grande échelle.

Là où l’état a failli, les Tchadiens doivent se mobiliser de l’intérieur comme de l’extérieur pour améliorer la vie des citoyens, car au-delà des différences politiques et des engagements idéologiques, il faut mettre pour quelques heures de côté les différences et œuvrer ensemble pour le bien-être des Tchadiens.

Merci au président de Word for Chad, Hilaire NDorassem, Ali Abbas Benazir et tous les organisateurs.

La Rédaction de Tchadanthropus Tribune

 

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