La grève des fonctionnaires met en échec la médiation religieuse. Le président Idriss Deby avait signé un décret en 2011 prévoyant une revalorisation salariale sur trois ans, mais il était revenu sur cette décision arguant que le pays avait d’important problèmes budgétaires.
Les syndicalistes, aujourd’hui, en sont au stade des contre-propositions, à savoir l’annulation des condamnations de trois de leurs dirigeants qui avaient signé une pétition dénonçant la corruption au Tchad, et d’un journaliste qui avait publié cette pétition.
Le secrétaire général de l’UST, Francois Djondang, qui est un des leaders condamnés à 18 mois de prison avec sursis et à une amende d’un million de Francs CFA, estime que le gouvernement devrait faire des compromis comme il leur a été possible d’en faire au niveau des syndicats, pense-t-il.
Tournure purement politique
Les autorités religieuses du Tchad ont abandonné la médiation quand cette affaire de pétition des syndicats tchadiens a conduit la justice tchadienne à condamner les responsables syndicaux.
Le pasteur Soïnan Potifar, Secrétaire général de l’Entente des Eglises et Missions Evangéliques au Tchad a dit que la médiation n’était malheureusement pas parvenue à faire entendre raison aux deux parties, regrettant que la crise prenne une tournure purement politique.
Le ministre tchadien de la Fonction publique et du travail n’était pas joignable.
Par VOA
 
NDLR (Information de dernière minute) :
L’UST réuni en assemblée générale ce mercredi 24 octobre à la bourse du travail de N’Djamena a décidé la suspension temporaire de la grève pour trois jours. Les syndicalistes font savoir que la grève reprendra après ce temps de répits. La reprise du mouvement sera pour le lundi 29 octobre si aucune solution n’est trouvée d’ici là.
Source: tchadinfos.com

                                       
La rédaction de Tchadpages, Convergence pour une Emergence Citoyenne au Tchad
 

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