Idriss Deby Itno est malade, cela ne fait aucun doute. Qu’il soit malade et convalescent cela est normal, car tout être passe par la maladie, mais celui de Deby est plus que particulier, car il en va de la situation politique au Tchad, et du pouvoir. 

Depuis son arrivée en France voilà 10 jours, tous les projecteurs sont tournés vers la capitale française. Chaque organe y va de son analyse. Malade, dans le coma, mort, opéré, cancer, prostate, chimiothérapie, etc. Les nouvelles proviennent en général du cercle du pouvoir et de ses parents à N’Djamena. Et chaque information à ses conséquences sur le quotidien des Tchadiens dans la capitale tchadienne. Beaucoup d’intox, mais une vérité précise, c’est que le président tchadien est souffrant.

Mardi 24, et vendredi 27 novembre 2015, réunion chez Daoussa Deby, l’autre frère d’Idriss Deby, celui qui bouffe tout sur son passage, la situation est préoccupante et il faut préserver ses arrières. Résultat, tous les officiers Zaghawa proches du clan, responsabilisés en provinces, prennent la route de N’Djamena, certains d’entre eux n’ont pas l’information précise sur l’état de santé de Deby. Pour ne pas éveiller les soupçons, certains venus accompagnés de combattants ont été priés de laisser leurs hommes et véhicules en dehors de la ville. Dans la capitale, la garde présidentielle multiplie les patrouilles, et muscle les fouilles dans certains quartiers, envers des personnes ciblées et désignées, dans l’indifférence totale. Les antagonismes du clan très exacerbés réveillent les rivalités entre un Mahamat Idriss Deby (Kaka), général et officier de l’armée, qui coiffe la garde présidentielle, depuis longtemps, plus en scelle, qu’un Zackaria Idriss Deby mythomane, menteur, plébiscité par un entourageZaghawo-Zaghawa, et vomi par tout le monde. Zackaria file les infos dans un cercle très restreint à N’Djamena, mais N’Djamena est petit et rien ne se garde au secret. Une de nos sources indique qu’au sein des militaires, la logistique fut amoindrie et les cartouches retirées auprès de certains militaires au cas où… Sauf ceux qui sont choisis au volet, ont été réarmés au cas où… Pour garder le pouvoir, même les parents d’obédience Zaghawa dans l’opposition ont été sollicités, contactés, c’est dire l’engouement à vouloir garder absolument le pouvoir au sein du clan et dans la famille. Le Tchad c’est eux, pas les autres. Qui vendrait la ruche d’abeille quand le miel est en abondance ? 

Les autres tchadiens,  “on s’en fout, tellement qu’on les connait, ils s’adapteront “ persifflent certains du sérail. 

Pendant 5 jours, chaque instant, les Tchadiens de l’intérieur reçoivent plusieurs rumeurs, au moment où la presse présidentielle si éloquente à faire les éloges de Deby & Co est au silence total. Erreur du métier ou silence consentant, car cela ne rassure personne à l’intérieur du pays et fait du tort au régime. Calamity Bak (Hassan Sylla Bakari) a tout raté, et le DG Com de la présidence alors. Même dans les systèmes très autocrates de l’ancien URSS, les communicants s’adonnent à la mesure et à l’équilibre de l’assurance publique, un bulletin de santé est enoncé, mais là rien. Peur au ventre, manque de professionnalisme.

L’autre situation complexe est la coupure de l’internet pendant 5 heures et le lissage des sites et blogs le vendredi 27 novembre 2015. Après la dernière réunion chez Daoussa, instruction a été donnée pour bloquer les accès internet de manière ciblée. Il faut contrôler ceux qui viendront perturber les plans en informant les Tchadiens. Sauf ceux qui ont le VSAT étaient aux anges. Djiddi Salah (le serpent de l’oasis), Ahamat Bachir (Vouvouzela), quadrillaient la ville comme des bergers allemands, à l’insu des habitants de la capitale, oubliant que les combines étaient chez Daoussa, pas ailleurs. Le vers est dans le fruit.

Entretemps, à Paris, la semaine a été dure pour Deby. Comme tout le monde le sait, les examens se sont multipliés à l’hôpital américain jusqu’à la fameuse nuit de mardi à mercredi dernier où une intervention fut faite avant qu’il ne regagne ses appartements de l’hôtel Bristol. Tout a été mis en place pour que l’aspect hospitalisation ne soit ressenti et commenté, mais certaines infos sortent. Pour calmer la rumeur, Idriss Deby apparait pour une interview. Il est faible, très faible, sa voix est à peine audible, le souffle difficile, personne ne peut démentir la maladie tant les traits étaient lugubres. 

Vendredi 27 novembre 2015, la télé Tchad le montre en audience avec une partie de la délégation au Bristol, une délégation arrivée la veille et loger à l’hôtel les collectionneurs (ancien Hilton Courcelles), Moustapha Ali Alifei, Moussa Faki, Hassan Touka, Mangaral entre autres. Le reste de la délégation repartie dans les différents hôtels parisiens. Une source affirme, Mangaral (son directeur de cabinet) est là, le SGPA (Mahamat Djidda) devrait rentrer sur N’Djamena, probablement par le vol Air-France de dimanche 29 novembre 2015. 

Dans les coulisses de son séjour, le protocole a annulé tous les rendez-vous pris. Ceux qui sont habitués aux salamalecs qui avaient voulu venir faire la “ Fatia pour le décès de sa sœur Itir“ histoire de tirer quelques profits, leurs vœux ont été annihilés, tout comme certains Zaghawa du MJE (rébellion soudanaise) qui voulaient venir de Londres pour le rencontrer, ou encore l’association des Zaghawa qui est venu pour le voir. Leur courrier introduit à travers l’ambassadeur. Là encore, la sécurité a fermé hermétiquement les portes. Au Bristol tout est filtré, les badauds, les MPS d’un soir, les amis de longue date, Mahamat Zène Ali Fadel, personne sauf la famille. Cela justifie clairement la gravité de la situation. 

COP 21 commence officiellement  ce lundi 30 novembre 2015 au Bourget. Le départ de Deby est prévu entre le mercredi 2 ou le jeudi 03 décembre 2015 sauf cas contraire. Moussa Faki continuerait les travaux. Entretemps, N’Djamena bouillonne de rumeurs. Ceux qui avaient des doutes doivent être édifiés, après Deby c’est la casse, la vraie casse. Personne à par lui ne pourra fédérer ce clan. Et c’est à cela que chacun doit se préparer, mais pas autrement. 

La rédaction

 

 

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