Un pas de plus vers l’oligarchie. 

 

Le site internet tchadanthropus-tribune publie in extenso un procès-verbal de «régularisation » de terrains au quartier Corniche (commune du 3e arrondissement) très prisé en raison de sa proximité avec plusieurs centre d’intérêts de la capitale, dont le futur hôtel Hilton de N’Djamena. Un document d’une rare violence morale et psychologique. Les noms des voyous de la République, bénéficiaires des régularisations au quartier Corniche, sont révélés au grand jour. Tenez-vous bien, parmi eux, 28 ministres et anciens premiers ministres, outre leurs proches parents, ainsi que des membres de la famille présidentielle. Une caste de prédateurs qui se partagent un quartier tout entier après y avoir jeté dehors les occupants comme des chiens.

 

En effet, plus qu’une simple régularisation, il s’agit en réalité d’ une « réattribution » illicite aux oligarques du régime de parcelles de terrains situés sur un des sites dont les occupants légitimes avaient été illégalement expulsés entre 2008 et 2012 sous prétexte d’affectation de leur quartier à des projets d’aménagements urbains.

 

Dans son rapport d’avril 2011 intitulé « LES VICTIMES D’EXPULSIONS FORCÉES AU TCHAD », Amnesty International a d’ailleurs confirmé qu’à la suite « des expulsions forcées de février 2008, il s’est avéré que les terrains avaient été alloués pour construction à d’autres personnes alors que la plupart des expulsés n’ont toujours pas de logement convenable ».

Ainsi que vous le constaterez amèrement ci-dessous, ceux qui ont bénéficié des prétendues régularisations sont les chantres patentés de la « Renaissance » qui, absorbés par une passion honteuse de détournements de deniers publics, se soucient exclusivement de leur propre destin et de celui de leurs proches.

 

De chantres en question, il s’agit entre autres de ceux qui n’ont plus peur ni du ridicule ni de la justice. Parmi eux : Nagoum Yamassoum (ancien premier ministre et actuel président du Conseil constitutionnel), Moussa Faki (ancien premier ministre et actuel ministre des affaires étrangères), Kalzeubé Payimi Debeut (premier ministre), Adoum Younousmi (ministre des infrastructures), Awad Sakine (ancien ministre et actuel ambassadeur du Tchad en Afrique de l’Est), Oky Dagache (ancien ministre), Mme Elise Loum (ancienne ministre et actuelle députée Mps), Mahamat Abdallah Nassour (ancien ministre et actuel président du Conseil économique), Mariam Mahamat Nour (ministre), etc.

 

Mais aussi la nouvelle génération de ministres contempteurs de la rébellion sur qui, pourtant, la jeunesse de ce pays porte tout son espoir de voir évoluer les mentalités :Abdoulaye Sabre-Fadoul (ministre SGG), Hassan Sylla Bakari (ministre de la communication), Djerasseme Le Bémadjiel (ministre du pétrole), Ahmat Khozali Acyl(ministre de l’éducation nationale), Haoua Acyl (Secrétaire d’état), Béchir Madet(ministre de la justice), etc.

Voilà des ministres qui se montrent indignes des responsabilités qu’ils ont occupées ou qu’ils occupent encore aujourd’hui. Avec, en toile de fond, l’impunité érigée en règle de valeur constitutionnelle.

Les membres de la famille d’Idriss Déby ont aussi leurs parcelles sur ce site de la Corniche. Il s’agit de : Habiba Idriss Déby, Zara Brahim Itno, Mahamat Timane Deby Itno, et Idriss Brahim Mahamat Itno (TPG).

 

Le vice-gouverneur de la BEAC, Tahir Nguilin, lui aussi bénéficie d’un lot, de même queYambaye Nguetto, fonctionnaire au FMI.


Ali Haroun
 (maire de N’Djamena) et Saleh Abdelaziz Damane (ancien maire de N’Djamena) ont également été « régularisés » sur le même secteur.

Et le partage du butin n’aura pas été équitable si le ministre Gata Ngoulou n’en faisait pas bénéficier ses propres plus proches parents, et non des moindres. Il s’agit de Gali Ngoté Gatta (député), Mbogo Ngabo Seli (ancien Dircab du ministre des finances qui n’était autre que Gata Ngoulou)… qui ont chacun un lot dans le site de la Corniche.

 

Enfin, charité bien ordonnée commençant par soi-même, le ministre Gata Ngoulou et son secrétaire général, Abbazène Badawi, se sont également octroyé des parcelles sur le site de la Corniche. Le plus amusant, c’est le secrétaire général qui signe lui-même le procès-verbal de régularisation de sa propriété. Un mélange des genres qui démontre, une fois de plus, que jamais le favoritisme, l’abus de pouvoir et le détournement de deniers publics n’ont connu un tel degré d’intensité dans ce pays. Même durant les pires années de dictature, aucun des chefs d’Etat qui ont précédé Idriss Déby n’a autorisé une telle débauche dans les institutions. 

 

Le quartier de la Corniche affichera bientôt la plus forte densité d’oligarques maffieux aux Km². Voici leur liste. Une liste indécente, je vous le concède.

 

_________________________________

1. IZADINE MOUSSA MAAZAL

2. MAHAMAT ISMAEL CHAIBO (DG de l’ANS)

3. GATA NGOULOU (ministre)

4. NGOTE GALI KOUTOU (ancien ministre)

5. OKY DAGACHE (ancien ministre)

6. TAHIR NGUILIN (Vice-gouverneur BEAC)

7. BEYOM ADRIEN (ancien ministre, SG du MPS)

8. MOUSSA FAKI MAHAMAT (ministre et ancien premier ministre)

9. KALZEUBET PAYIMI DEUBET (premier ministre et ancien ministre)

10. ABDOULAYE SABRE (ministre)

11. HOUDEINGAR DAVID (ancien président du Conseil constitutionnel, ancien ministre SGG)

12. ADOUM YOUNOUSMI (ministre)

13. AWAD SAKINE (ancien ministre et actuel ambassadeur)

14. MAHAMAT ALI ABDALLAH NASSOUR (président du conseil économique et ancien ministre)

15. ACHTA OUSMANE SOULEYMANE (famille du procureur général près la cour suprême)

16. SENOUSSI HAROUN GUIRI (commerçant)

17. DJEMILA HASSAN

18. ALIFA MAMAR (frère d’un richissime député du MPS)

19. MARIAM MAHAMAT NOUR (ministre)

20. HASSAN NGUEADOUM (ancien ministre)

21. BECHIR MADET (ministre)

22. KEDELLAH CHOUKOU TIDJANI

23. ABDERAHIM BIREME HAMID (ministre et ancien président de la cour suprême)

24. LAOUNA GONG RAOUL (ancien ministre)

25. DAMANE ABDEL AZIZ (Député, ancien maire de N’Djamena)

26. SAMIR….

27. ABDELKADRE MAHAMAT YOUSSOUF

28. DADI SOULEYE

29. ACYL AHMAT KAZZALI (ministre)

30. GAMANE HAOUA

31. ABBAZENE BADAWI DJIDDA (SG du ministre Gata Ngoulou)

32. DJIMET ANGOUTINE

33. DJIDDA MAMAR MAHAMAT (Député du Mps)

34. MAHAMAT TIMANE DEBY ITNO

35. MUSTAPHA ALI ALIFEI (ancien ministre, président du HCC)

36. ALI HAROUN (maire de N’Djamena)

37. BEDOUMRA KORDJE (ministre)

38. GALI GOTE GATTA (Député, ancien ministre)

39. HABIBA IDRISS DEBY (famille du chef de l’Etat)

40. MBOGO NGABO SELI (neveu et Dircab de Gata Ngoulou)

41. ZOUTANE PATEDJORE

42. NAGOUM YAMASSOUM (président du conseil constitutionnel et ancien premier ministre)

43. HAOUA ACYL (ministre)

44. AZIZ MAHAMAT SALEH

45. BICHARA DREP (ancien chargé de mission à la Présidence de la République)

46. RAMDONGARTI DJIDINGAR (Conseiller à la Présidence)

47. DJERASSEM LEBEMADJAL (ministre du pétrole)

48. MAHAMAT AHMAT BAN ADJI

49. HASSAN SYLLA BAKARI (ministre)

50. ABAKAR TAHIR MOUSSA

51. NGUETO YAMBAYE (fonctionnaire au FMI)

52. IDRISS BRAHIM MAHAMAT ITNO (famille du chef de l’Etat)

53. MME LOUME ELISE (ancienne ministre, députée)

54. ZARA BRAHIM ITNO (famille du chef de l’Etat)

55. DJIMASBAYE NADE

56. ASSAID GAMMAR SILECK (ancien ministre)

57. KOUDJI BESSE

58. GALI SOSSO BANI

59. KASSOU AMIRA

60. BOUKIE EDOUARD (famille du ministre Gata Ngoulou)

61. RESERVE VIP

62. RESERVE

63. RESERVE

64. RESERVE

65. ALI TAHER (ministre)

TCHADOSCOPIE

 

844 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article