Dans le cycle de la nature rien n’est perdu pour toujours, mais pour les tchadiens, au vu de leur démission collective, l’inacceptable semble s’installer de manière irréversible. En effet le régime de Deby assis sur le Tchad depuis un quart de siècle a toujours brillé par son irresponsabilité. Idriss Deby; tel un enfant gâté par ses parents et à qui ils pardonnent tout, avec ses méthodes brutales dignes d’un gangster servant à masquer son incompétence notoire à gérer un bien public sévit sur les Tchadiens sans en être inquiété. Le berger d’Amdjarass considère les Tchadiens comme son troupeau, qu’il peut héler à tout moment et orienter au gré de ses caprices. Pourtant en 2011 en Tunisie, il a fallu la colère d’un vendeur à la sauvette pour libérer ce pays du joug d’un autre bidasse abruti à l’image de Deby aujourd’hui oublié.

 

Pour illustrer les abus de Deby, les exemples sont très nombreux, mais nous allons nous limiter, pour l’instant, aux derniers évènements notamment ceux dits « des orpailleurs ». Voilà une énième opération montée par Deby afin de distraire les tchadiens pour s’adonner à la seule activité pour laquelle il se croit être qualifié, à savoir  Piller les maigres ressources de l’Etat pour satisfaire ses fantasmes juvéniles, humilier ceux qu’il traquait des années durant pour vider sa tenace rancune et bien entendu tout cela pour liquider ceux qui lèvent encore la tête, y compris parmi les membres de sa protection. En effet le problème dit des "orpailleurs" a été planifié, organisé et mis en pratique par Deby lui-même. Il a toujours l’art d’utiliser des méthodes de voyou pour combler son déficit en matière de gestion des hommes et des biens. Malheureusement dans sa furie de concrétisation des basses besognes, c’est souvent le peuple qui trinque.

 

Si le cocktail dans lequel Deby nous a mis résiste à l’explosion, c’est parce que l’hypocrisie est une réalité humaine, sinon comment comprendre qu’un homme n’ayant pour repère que lui-même, manipule tout un peuple aux grés de ses désirs durant des décennies. Il n’y a jamais eu d’affrontements intercommunautaires dans le nord du Tchad. Ce qui s’est passé est tout simplement une opération de gangstérisme d’Etat ayant pour but de punir ceux qui ont choisi de travailler et faire vivre leurs familles sans l’aide de Deby pour qui on est son sujet ou son ennemi.

 

En effet Deby a envoyé une unité de sa garde rapprochée pour dépouiller les pauvres orpailleurs de tout objet de valeur, comme ils ont l’habitude de procéder pendant les fouilles dans les quartiers de N’djamena. Cette opération macabre vise d’abord à créer un conflit entre les autochtones et les allogènes afin de ramener ces derniers à leur situation de précarité et les priver de tout rêve de vie meilleure sans sa bénédiction.

 

Voilà que les deux camps s’accusent mutuellement de crimes sans savoir  que le forfait est commis par la garde de Deby qui avait attaqué un groupe  pendant la nuit avant de disparaitre dans la nature en laissant derrière elle un conflit conformément aux vœux de leur chef.

 

Ce comportement indigne que les tchadiens ne sont jamais arrivés à décrypter découle en réalité d’une tradition obsolète partout ailleurs mais bien gardée chez Deby parce qu’il constitue le fondement de l’ascenseur social. Pour être respecté dans cette contrée il faut être : soit le plus grand criminel donc celui qui a tué le plus de personnes et Deby se trouve en bonne place quand on sait ce qui s’est passé à Wadi Fama et au sud du Tchad dans les années 1980 jusqu’aux assassinats des hommes politiques en passant par les prisonniers de FAN en 1990 ; soit le plus grand voleur de bétails à l’époque mais de nos jours le FCFA. Dans ces conditions tout ce que nous reprochons à Deby et aux siens est congénital et donc inutile de penser à des solutions avec Deby parce qu’il n’y en aura jamais.

 

Dans ce régime totalitaire fondé sur le bricolage et le mensonge, il n’est déjà pas possible de dire la vérité quand tout va bien, alors que faire maintenant que tout va mal ?                              

 

Fait à N’djamena, le 1er septembre 2014

 JEUNESSE ARDACHI

 

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