L’opinion se perd toujours en conjecture sur les vraies raisons du limogeage surprise, ce jeudi 11 septembre du Garde de Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Me Béchir Madet en poste depuis décembre 2013.  

 

Plusieurs hypothèses sont avancées. Certains estiment que c’est la sortie tonitruante il y a quelques semaines des magistrats réclamant la tête de leur ministre de tutelle, qui a valu le départ du Notaire. D’autres pensent par contre que Me Béchir est simplement victime d’un complot ourdi par un de ses collègues, ‘’tout puissant membre du gouvernement’’, en l’occurrence Abdoulaye Sabre Fadoul, dit ‘’Djiddo’’, Secrétaire général du Gouvernement et ancien Garde des Sceaux. Ce dernier bénéficiant d’un soutien en haut lieu interfèrerait de manière arrogante et récurrente dans le fonctionnement de son ancien ministère, outrepassant ainsi ses attributions constitutionnelles, nous a confié une de nos sources qui a souhaité garder l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité.  

 

Info ou intox, une autre source, proches de la Primature lie le départ de Me Béchir Madet du Gouvernement à l’intention du Garde des Sceaux sortant de remettre à la disposition de la justice son Secrétaire général adjoint démissionnaire. Il est en effet reproché à Monsieur Mahamat Tajeddine, puisque c’est de lui qu’il s’agit d’avoir détourné 74.000.000 de FCFA sur les 327.531 FCFA destinés à l’amélioration des conditions de vie des prisonniers de la tristement célèbre maison d’arrêt d’Amsinéné, pendant la période du 31 décembre 2013 au 21 mars 2014, inclus. (Cf la fiche ci-dessous). Une intention qui n’a pas été appréciée par les soutiens de Mahamat Tchadjadjine qui ont juré de faire tomber Me Béchir Madet. Mahamat Tchadjadjine est-il si puissant au point d’obtenir le départ d’un membre du gouvernement ? En attendant d’en savoir un peu plus sur cette affaire, une chose est certaine, au sein du régime MPS, rien n’est acquis, car les ‘’requins’’ du même marigot politique finissent toujours par se manger entre eux.  

 

Comme dans la jungle, au sein du régime Déby, c’est la loi du plus fort qui prime.

 

Eric Topona Over-blog


 

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