Depuis le début de cette semaine, la Mission intégrée des Nations Unis pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a été déployé au nord de ce pays. Celle-ci est constituée de 12 000 casques bleus dont la moitié provient des contingents de la force africaine (MISMA) déjà sur place. Ces casques bleus sont composés de 11.200 soldats et de 1.440 policiers équipés d’hélicoptères de combat et de transport. Tous ces éléments seront sous le commandement du général rwandais Jean-Bosco Kazura. La mission de la MINUSMA est de stabiliser les centres urbains essentiels, particulièrement dans le Nord, et empêcher un retour d’éléments armés dans ces zones. Les Casques bleus doivent aussi protéger les civils et le patrimoine culturel tout en contrôlant le respect des droits de l’Homme. La MINUSMA doit également aider les autorités maliennes à instaurer un dialogue politique national et organiser des élections présidentielles libres, équitables et transparentes, dont le premier tour aura lieu le 28 juillet prochain. Il est aussi question pour ces casques bleus de promouvoir la réconciliation avec les Touaregs du Nord. Le groupe de Soutien et de Suivi (GSS) sur la situation au Mali, qui a tenu sa 5ème réunion à Bamako, le 1er juillet 2013 a d’ailleurs salué la relève assurée par la MINUSMA. Le groupe s’est engagé à apporter son plein appui à la Mission.
 

 

 
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Cependant, la Mission intégrée des Nations Unis pour la stabilisation au Mali doit faire face à quelques difficultés. En effet, on n’a fait mention de problèmes d’équipement, de formation, mais surtout de respect des droits de l’homme. Ce souci se pose notamment avec les soldats tchadiens. L’armée tchadienne est dans le collimateur de l’ONU qui a publié une liste des pays recrutant des enfants dans leurs armées, et le Tchad en fait partie. Aussi l’avenir du contingent tchadien intégré à la MINUSMA est incertain. En effet, de nombreuses organisations militant pour le respect des droits de l’homme réclament l’exclusion du Tchad de cette mission. Dans quelques jours le conseil de sécurité des Nations Unis doit se prononcer sur la question. Mais en attendant cela, le Tchad fait partie de la mission onusienne de maintien de la paix au Mali. Surtout que les dirigeants de l’organisation mondiale ont clairement fait savoir dès le début qu’ils pensaient ne pas se défaire des connaissances du désert sahélien que possèdent les soldats tchadiens. On n’espère que d’ici le la 3ème réunion des chefs des services de renseignement et de sécurité, prévue à Ndjamena, au Tchad, à la mi-septembre 2013, se problème ne sera plus qu’un lointain souvenir, car le gouvernement tchadien aura apporté les éléments prouvant qu’aucun enfant ne fait plus désormais partie de l’armée tchadienne.

 

Henrie Lucie Nombi

 

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