AU TCHAD, LES INONDATIONS ENVAHISSENT DES VILLES, DES QUARTIERS, DES CONCESSIONS ET CAUSENT DES DÉGÂTS MATÉRIELS QU’HUMAINS. CERTAINES FAMILLES « SANS ABRIS» SONT DANS LA DÉSOLATION TOTALE, L’ADMINISTRATION EST RETARDÉE. ON DIRAIT LE DÉLUGE DU TEMPS DE NOÉ.  


Chaque année pendant la saison pluvieuse, la plupart des tchadiens vivent le calvaire, les inondations causées par les fortes pluies qui envahissent les quartiers, voire les concessions. Au beau milieu de la nuit, les familles fuient leurs chambres pour se refugier chez les voisins de peur que les maisons s’écroulent sur elles. Mais d’autres n’ayant pas éviter l’écroulement des maisons, ont eu des blessures et certains membres cassés, « A cause de la pluie, le pied de mon fils ainé s’est cassé, cela me donne un choc inoubliable, le temps que je sorte pour sauver son petit frère, la maison s’est déjà effondrée sur lui. Je ne sais quoi dire », explique une mère en larmes.




Dans certains quartiers, les routes sont impraticables, les gens trainent les chaussures en main pour traverser l’eau et ceux qui ont des engins sont obligées de les laisser quelque part pour continuer à pied. Cette situation empêche les habitants de ces quartiers de vaquer à leur occupation, alors ils n’ont pas autre choix que de s’enfermer comme des prisonniers ne sachant où aller. Sous d’autres cieux, on constate que suites aux maisons effondrées certaines familles se refugient dans les salles de classe.

Compte tenu de ces inondations, l’administration ne fonctionne pas vraiment, les bureaux sont souvent fermés, ceci peut retarder le développement économique du pays et tout ce que ces rescapés trouvent de mieux à dire c’est qu’il n’y a pas de passage.


Nul n’est sans ignorer que, les autorités préfèrent s’occuper des chantiers et faire des promesses non réalisables, au lieu de structurer les routes pour faciliter les drainages des eaux stagnantes en faisant des canalisations ou curage des caniveaux ou encore les multiplier afin d’arrêter les inondations qui se répètent chaque année. Aucun maire des communes n’a pris de dispositif pour aider les habitants, alors les victimes essayent de drainer les eaux par les canaux qu’ils creusent, mais cela crée de conflit entre eux et entraine même des bagarres. Néanmoins, les personnes de bonne volonté ont fait de geste en cotisant pour acheter les remblais de sable. « Si nous attendons l’aide des autorités, nous allons l’attendre jusqu’à l’éternité car cela fait des années que la même situation se répète. C’est ainsi que nous avons cotisé pour aménager nos rues », déclare un chef de famille dans le quartier Abena.


Cette condition se constate surtout dans les quartiers Abena, Atrone, Gassi, Kamnda, Amtoukoui. « Je vis ici depuis des années et c’est lamentable, les autorités ne nous aident pas, nous souffrons toujours jusqu’à la fin des pluies », s’indigne un jeune homme du quartier Gassi. Pour améliorer les rues, les jeunes font aussi des digues sur les lieux méconnaissables afin de faciliter le passage, cependant, chaque passage est payant à 50 FCFA.



Au détriment du centre ville, et du quartier présidentiel, la majorité des tchadiens sont mal logés, la plupart des maisons sont construites en terre battue, malgré que les décaissements d’argent sont fait pour la construction des logements sociaux de Toukra ou de Diguel et les prix de sacs de ciment sont toujours chers. Le Tchad n’appartient-il pas aux tchadiens ? Ils ne savent à quel saint se vouer.
 

 

 

Gloria Rolel pour Alwihda

 

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