Selon le site internet du Palais rose, le Procureur général (Ndlr: photo proc. république) près la Cour d’appel de N’Djamena, M. Rapambé Mahouli Bruno, a fait hier un point de presse pour expliquer les circonstances dans lesquelles M. Mbailao Betar Gustave a trouvé la mort le 9 décembre dernier. « Tout a été fait pour mettre hors de danger la vie du défunt. Une autorisation d’évacuation sanitaire lui a été même délivrée, mais malheureusement le sort a décidé autrement », a indiqué le Procureur général. 

 


Mort en détention

M. Mbailao Betar Gustave, syndicaliste,  a été condamné à trois mois de prison ferme pour outrage à magistrat pour avoir pouffé de rire à l’audience correctionnelle lors du procès  qui a abouti à la condamnation des syndicalistes Michel Barka et Younous Mahadjir et du  directeur de publication de N’Djamena Bi-Hebdo Jean-Claude Nékim.

C’est en détention depuis le 18 septembre 2012 qu’il est décédé alors que légalement il aurait dû être libéré le 30 octobre ou le 15 novembre au plus tard après avoir effectué la moitié de sa peine.

Pourquoi personne (magistrats, avocats, services pénitentiaires) n’a pensé à mettre en œuvre les textes sur l’aménagement de peine ? Et pourquoi était-il resté en prison alors qu’il semble que son avocat a fait appel de la condamnation ?

Le Procureur général doit davantage s’expliquer sur les zones d’ombres qui entourent ce décès.

 
 


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