Force et avenir d’un pays ou d’un continent, les jeunes font l’objet de beaucoup d’attention. Bon nombre de projets et de programmes s’adressent à eux afin de les rendre aptes à agir dans un monde où les enjeux liés au développement sont énormes. Les activités du programme LEAD Africa présentées le 18 mai 2012 à Safari Hôtel de Douguia entrent dans ce contexte. Le déjeuner de presse a eu lieu en présence de M. Sosten S. CHIOTA, Directeur Régional de LEAD Afrique du Sud et de l’Est et Mme Colette BENOUDJI coordinatrice de LEAD Tchad.
Faire émerger dans la région Afrique un leadership plus sensible et ouvert aux exigences du développement durable, telle est l’aspiration de LEAD Africa, un mouvement affilié au LEAD International ou Leadership pour l’Environnement et le Développement et qui est né dans la dynamique du Sommet de la Terre de Rio de 1992. Dans la mise en pratique de son plan d’action, il y a LEAD Africa Fellowship qui est un programme dont l’objectif est de former chaque année à partir du Sénégal, de la Gambie, du Malawi et du Tchad, près de 500 jeunes africains à l’horizon 2015. C’est dans ce cadre qu’a lieu du 13 au 19 mai 2012 à Douguia une formation de la 17ème Cohorte du Tchad, entendez 17ème promotion, sous la houlette de M. Manasset NGUEALBAYE, le Mentor National de cette Cohorte.
Ce sont au total 32 jeunes femmes et hommes leaders issus de différents milieux socioprofessionnels qui ont pris part à cette session organisée par LEAD Tchad et la Fondation Shell avec pour thème l’éthique dans le monde des affaires. En homme avisé et expérimenté, le Mentor National est revenu longuement sur le contenu de la formation et surtout sur les conseils prodigués à ses protégés. Pour lui, ce qui va sauver l’Afrique en général et le Tchad en particulier, c’est l’engagement dans le monde des affaires étant donné que nos administrations sont bien saturées. Et s’engager sur cette voie, poursuit-il, nécessite de bien cibler le domaine dans lequel on veut s’investir, d’avoir un objectif, de bien étudier son marché sans oublier l’analyse financière qui est aussi un élément capital dans ce processus. Aussi, même si la notion d’affaires rime avec profit, il est important de faire preuve de solidarité envers les personnes vulnérables et les indigents, ne pas hésiter à les aider et être tolérant dans une société si multiculturelle. Réaliste, M. NGUEALBAYE, qui s’est dit satisfait de la participation de ces jeunes leaders aux différents travaux, a également insisté sur la responsabilité de l’Etat dans la réussite des affaires car c’est au gouvernement de créer un cadre propice pour cela. 
Très ému, le délégué de la 17ème Cohorte au nom de ses camarades a affirmé que le Mentor est un repère pour eux et qu’ils feront de leur mieux pour être à la hauteur de ce qui leur est demandé. « Nous croyons que tout est possible dans notre pays. Nous croyons en l’avenir de ce pays et nous sommes prêts à agir pour qu’il avance » a-t-il ajouté avant d’inviter les femmes et hommes de médias à être leurs partenaires pour pouvoir les aider à transmettre aux populations, avec des mots justes, les défis du développement durable.
Un vœu fortement soutenu par la coordinatrice de l’association LEAD Tchad Mme Colette BENOUDJI pour qui le programme LEAD Africa Fellowship qui a pour vision de dire au monde que l’Afrique n’est pas une Afrique négative ne peut atteindre ses objectifs sans les médias. Pour elle, le rôle des journalistes dans la communication pour le développement durable est plus que nécessaire. C’est pourquoi, la Cohorte 17 a choisi aussi comme Mentor International Dénise Epoté, célèbre journaliste à TV5, adepte d’« une autre Afrique est possible » et qui sera probablement présente à la deuxième session nationale qui se tiendra 20 au 26 juillet, toujours à Douguia. 
Après cette période, le mouvement organisera en août 2012 la cérémonie de présentation des Projets de Recherche-action des Associés au Tchad, la session Panafricaine en mi septembre à Lilongwe au Malawi et la session internationale en octobre 2012 au Brésil.
A noter que la formation de la Cohorte 17 qui concerne au total 33 de nos compatriotes sur 63 en Afrique Francophone intervient après celle de la Cohorte 16 qui a eu lieu en août 2011 à Douguia et qui a vu la participation de 24 jeunes leaders tchadiens sur 54 africains. 
Khadidja TOLOUMBAYE 
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