25/01/2017: TCHAD/Présidence Union africaine: Cinq candidats pour un fauteuil. Jamais élection n’a été autant disputée. Et il faut le dire, les chefs d’Etats qui composent l’Union africaine, n’ont pas eu la tâche facile pour trouver un remplaçant à la sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, dont le bilan à la tête de l’institution est pour le moins mitigé

 

Il faut le rappeler, le nouveau président de la commission de l’Union Africaine devait élu depuis le sommet de Kigali. Mais aucun des trois candidats à l’époque n’avait pu obtenir les deux tiers des votes nécessaires lors des trois tours du scrutin. C’est ainsi qu’un nouveau  appel à candidatures a été lancé.

 

De trois  candidatures en juillet 2017, on est passé à  cinq candidatures en janvier 2017. Après moult tractations, les chefs d’Etats  n’ont pas pu encore s’entendre sur un nom parmi les cinq qui se disputent le très stratégique poste de président de la Commission de l’Union africaine. C’est vrai que d’une part le choix n’est pas facile en raison de la pluralité des candidats issus de régions différentes, mais aussi d’autre part, cela démontre que le poste dans le contexte actuel suscite bien des convoitises surtout au regard des luttes d’influence que se livre à distance le Maroc et l’Algérie dans le continent.

 

D’ailleurs, fait inédit dans l’histoire de l’Union africaine : les candidats se sont affrontés lors d’un débat, courant décembre pour décliner leur feuille de route une fois à la tête de l’institution. De même, les parrains des différents candidats n’ont pas lésiné sur les moyens. Pour faire gagner leurs champions une vraie bataille médiatique a été engagée et des missions diplomatiques envoyées un peu partout dans le continent pour prêcher la bonne parole. 

 

Tout compte fait, dans moins d’une semaine, les chefs d’Etats vont devoir trancher. Et ils auront largement le choix avec des profils éclectiques. Et qui forcent le respect au regard de leurs parcours respectifs. Parmi les candidats, les chefs d’Etats auront le choix entre la ministre botswanaise des Affaires étrangères Pelonomi Venson-Moitoi et le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères Agapito MbaMokuy.

 

A ces deux recalés des élections de juillet passé,   s’ajoutent  la ministre kenyane des Affaires étrangères Amina Mohamed Jibril; le Tchadien, ministre des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat; et l’ancien ministre d’Etat sous Wade et ex-représentant spécial de l’ONU,  le sénégalais Abdoulaye Bathily.

 

Même si tous les candidats ont le profil de l’emploi, il reste qu’ils n’ont pas les mêmes atouts pour remporter la timbale. En effet, tous les observateurs s’accordent à dire que le prochain président ne sortirait pas entre les trois favoris que sont dans le désordre : le Sénégalais Bathily,  le Tchadien Moussa Faki Mahamat et la kenyane Amina Mohamed Jibril. Trois candidats issus de la Cédéao, de la CEEAC et de la Comesa. Autant dire que les tractations  se poursuivront jusque dans les coulisses  du siège de l’Union africaine. Pour être élu, le futur président de la commission de l’UA devra recueillir 36 des 54 voix.

 

Pathé Touré 

 

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