14/11/2016: TCHAD/Les nuits de longs couteaux: De sources dignes de foi, la ville de N’Djamena vit dans une psychose incessante et des rumeurs à battre les cœurs. Qui sont concernés, les voleurs de la République, les détourneurs à grande échelle, ceux qui ont contribué par le clientélisme et le népotisme à écraser la population et conduire le pays vers l’abime actuel. Ceux qui végètent sont les spécialistes des “ Avenants “. Cette chose qui permet à tout voleur d’augmenter la nature des projets et voler à satiété. Idriss Déby doit se pencher sur tous les grands marchés de l’Etat où tout entrepreneur a pu augmenter les montants initiaux des marchés par des avenants couteux. Chaque avenant a eu pour nature d’endetter l’État tchadien à hauteur de plusieurs milliards de FCFA. La dette intérieure se trouve explosée par ces méthodes mafieuses que ‘Idriss Déby en personne a laissé faire pendant 26 ans de pouvoir. Entre les marchés octroyés de gré à gré, qui ne respectent aucune règle de procédure, qui dans la plupart des cas n’aboutissent pas, et les marchés gonflés par des avenants, Idriss Déby mesure la responsabilité qui est la sienne. ONRTV, Affaires étrangères, CNPS, Sotel-Tchad, ministère des Finances, Toumaï air-Tchad, la SHT, la cimenterie de Baoré, L’ANS et ses structures d’écoutes, toutes ces entreprises par lesquelles toute personne a pu gruger l’État et les Tchadiens. À l’approche des élections présidentielles, une des filles du président tchadien a obtenu un marché à hauteur de 14 milliards pour des équipements, et rien n’a été livré. L’interrogation persiste, où est passé cet argent ? Les Tchadiens sont en droit de savoir. Voyons voir, pourquoi par un truchement de la loi, la SNER (Daoussa Déby) qui fut privatisée ne paye pas d’impôts depuis une décennie ? Pourquoi les entreprises qui appartiennent aux proches du président ne payent pas d’impôts à l’État ? A-t-on fait le calcul du manque à gagner que notre pays observe pendant des années ? Aujourd’hui, il ne suffit pas simplement d’appréhender ou d’arrêter ces personnes véreuses, encore que dans ces arrestations il y a un poids et deux mesures. Les proches de Déby échappent toujours à la justice, ou la contournent par un scénario savamment orchestré à la justice comme ce fut le cas de Salay Déby – la justice a fini par lui rendre ses biens volés aux tchadiens par un vice de procédure -. En situant l’État de détournement, il faut que la justice respecte les procédures et bloque les comptes de ces individus, que leurs biens soient mis sous scellé, qu’on mette l’internationale à disposition pour confisquer les biens à l’étranger (Égypte, Dubaï, France, Suisse où 3 comptes des proches du régime ont ouvert depuis 2 ans et 2 mois, États-Unis, Europe, Asie). L’argent volé et bloqué sur des comptes à l’étranger doit revenir au trésor public. C’est ainsi que les Tchadiens pourront croire à une justice et une réelle traque des voleurs de la République. Mais les effets d’annonce et les arrestations ciblées ne peuvent convaincre nos compatriotes. Idriss Déby se réveille tard, vaut mieux tard que jamais dit l’adage, mais le doute persiste… À suivre. Nous reviendrons sur d’autres détails et les noms.

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