Les Chambres africaines ont annoncé dans un communique, la venue à Dakar du Ministre tchadien de la justice en vue de signer un accord pour permettre la livraison des messieurs Saleh Younous et Mahamat Djibrine.


Précisons que récemment, le gouvernement tchadien a annoncé l’arrestation d’une dizaine de responsables des services de sécurité du régime Habré pour les mettre à la disposition des juges des CAE. Force a été de constater, que les autorités tchadiennes ont opéré une sélection à plusieurs niveaux  dans cette vague d’arrestations. En premier lieu ont été laissés tranquilles tous les responsables de la DDS qui sont au service de DEBY, occupant des postes de responsabilités dans l’Armée, la police politique ou les services de renseignements.
 


Ensuite, une sélection sur une base ethnique a été opérée, ainsi ceux qui sont du Sud  et ceux qui sont de la même ethnie que DEBY ont été, eux aussi, laissés tranquilles.
 


En revanche, ceux qui sont de l’ethnie du Président HABRE ont été arrêtés.
 


Enfin, certains responsables des services de sécurité, en activité au service du pouvoir de DEBY et  qui ont donné en mariage leurs filles et leurs sœurs à des parents proches de DEBY, n’ont pas été inquiétés.
 


Comme chacun peut le constater, ce ne sont pas les juges de la chambre d’instruction qui, au terme de leur enquête, qui décident de poursuivre tel ou tel responsable comme l’exigerait toute procédure légale. Mais bel et bien, le régime de DEBY qui contrôle l’ensemble des faits et actes des juges des CAE, c’est ce régime qui déclare être prêt à livrer un tel et pas un autre. Dés lors, on assiste encore une fois à une mascarade dans la mesure où les juges n’ont, à ce jour, pas encore commencé le moindre travail d’enquête. Rappelons aussi que le même ministre de la justice avait annoncé à la télévision tchadienne que : "Le Tchad n’extraderait pas ses fils vers le Sénégal pour y être jugés."


Ainsi donc, là aussi ,un tri a eu lieu pour désigner ceux qui sont les fils de ce pays et ceux qui ne le sont pas .Une politique de discrimination érigée en mode de gouvernement au Tchad depuis 23 ans et plusieurs fois, dénoncée dans des rapports officiels des organes des NU qui  pointaient  du doigt l’utilisation des revenus pétroliers au profit de certaines régions sur une base ethnique et par conséquent le maintien dans l’appauvrissement total d’autres régions. Les autorités sénégalaises et les juges des Chambres Africaines se montrent, aujourd’hui complices, du régime DEBY, devenu grâce à ses pétrodollars, maitre de l’enquête, maitre des arrestations, et bien entendu maitre des condamnations.  Cela se passe au sein des Chambres  Africaines et nulle part ailleurs.

 

Cellule de Communication

00221 77 536 29 67

 

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