Face à la menace d’une reprise de la rébellion de Timan Erdimi au Tchad, le président Idriss Déby Itno a tenu à s’assurer de la solidité de l’alliance avec son voisin du Soudan, Omar el-Béchir. Pourquoi Moussa Mahamat Faki, le ministre tchadien des Affaires étrangères, a-t-il fait un rapide aller-retour à Khartoum le 25 mars ? Pour remettre un courrier du président Idriss Déby Itno à Omar el-Béchir, son homologue soudanais – un pli scellé dont le contenu n’a pas été révélé. Mais on sait que, le 21 mars, Timan Erdimi, l’ancien leader des rebelles de l’Union des forces de la résistance (UFR), a annoncé son intention de reprendre les armes contre son oncle, le président Déby.

Et que la présence de plusieurs de ses partisans a été signalée au Darfour, de l’autre côté de la frontière soudanaise (Erdimi, lui, est au Qatar). Sans doute le président tchadien a-t-il tenu à s’assurer de « l’amitié » d’El-Béchir, qui, avant les accords de paix de 2009, avait soutenu Erdimi. En ce qui concerne la Centrafrique, en revanche, aucune ambiguïté : les deux hommes étaient convenus depuis quelque temps de « lâcher » le soldat Bozizé, jugé par eux peu fiable.

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