Camarade Roch Marc Christian Kaboré, Président du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP),

Camarades membres du Bureau exécutif du MPP,

Camarades membres du bureau politique national du MPP,

Camarade Abdoulaye Mosse, secrétaire national à la jeunesse du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), Organisation des femmes, des anciens et Union National des Jeunes du MPP

Autorité coutumière et religieuse


Honorables invités

Mesdames et Messieurs


C’est avec un insigne honneur que je prends la parole en ce jour de Samedi 24 janvier 2014 et ici à l’occasion des premières assises de la convention nationale des jeunes du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) au stade municipal de Ouagadougou sur le thème : << La contribution de la jeunesse MPP au développement du Burkina Faso post-insurrection>>;

Ce plaisir est d’autant insigne que je constate la mobilisation des figures représentatives de tout le mouvement socialiste mondial et social démocrate venu ici pour marquer leur adhésion aux idéaux socialistes, au mode de société auquel nous sommes attachés, celui d’une société égalitaire, préoccupée par la production des biens et services économiques, ainsi que une juste répartition de ceci . Il s’agit entre autre:

      De la camarade Evin Incir, secrétaire générale de l’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste (IUSY) ;

     Du camarade Mikael Baguian, vice président de l’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste (IUSY) et coordonateur du comité Afrique ;

      De la Camarade Barbara Assamoah, Présidente des femmes du National Democratic Congress (NDC) du Ghana et ministre chargée des ressources naturelles ;

     
Du Camarade Sidi Aboubakar Moussa, Président de la Jeunesse du National Democratic Congress (NDC) ;

      Du Camarade Ibrahim Djibo, Président de la Jeunesse du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS) et Député à l’assemblée Nationale.

 

Ainsi que des représentants de toutes les formations partisanes ou de la société civile burkinabé avec lesquelles vous luttez depuis un certain temps pour une société burkinabé soucieuse du développement concomitamment avec les autres valeurs modernes à savoir : la démocratie, les droits de l’Homme, la liberté de presse etc. etc. Au nom du comité Afrique dont le coordonateur, le camarade Mikael Baguian est par ailleurs, et à tout seigneur tout honneur ici, je vous adresse mes sincères remerciements.


Le plaisir qui m’anime en ces circonstances est d’autant plus insigne que le peuple burkinabé dont vous faites partie me parait personnellement, à l’issue d’une longue résistance, tourner la page d’un mode de gouvernance à jamais révolu. 
Camarade, j’estime personnellement que la lutte que mène actuellement le peuple burkinabé est digne d’éloge ; elle l’est parce qu’il s’agit de conquérir la liberté ; elle l’est d’avantage parce qu’elle conforte nos analyses selon lesquelles le développement historique a ses propres lois, et qu’une fois venue l’heure du changement, il est inutile de ne pas se plier au cours de l’histoire. Camarade vous le savez plus que moi, nous ne sommes pas des libéraux. Toute fois puisque la révolution a ses cadences nous estimons que l’heure est à la démocratisation des mœurs politiques partout dans le monde : c’est une loi de l’histoire. En effet, la démocratisation est d’autant nécessaire qu’elle constitue le système politique qui permet aux citoyens de faire l’expérience de la liberté politique, de la participation politique avant que il consolide ces convictions vers une démocratie plus soucieuses des droits réels des citoyens.


Camarade, la lutte que votre parti est entrain de mener d’abord dans le cadre de l’international socialiste puis particulièrement dans le cadre burkinabé montre que l’heure des régimes anti populaire, anti démocratique a sonné. La récente évolution de la situation dans votre pays signifie singulièrement que partout en Afrique ou il y’a, depuis des décennies, des dictateurs qui se maintiennent au pouvoir par le sang tout en s’appropriant et ou en bradant les richesses nationales, la révolution est nécessaire.


Comme l’écrivait Thomas Sankara,
« Quand le peuple se met debout, l’impérialisme tremble », « Seule la lutte libère », « Oser lutter, savoir vaincre », « L’esclave qui n’assume pas sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort », ou encore « Là où s’abat le découragement s’élève la victoire des persévérants ». Je constate avec vous que les institutions internationales comme l’ONU, le PNUD, les instances africaines telles que l’UA, la CADEAO et autres sont de plus en plus exigeant pour la démocratisation des pays qui croupissent encore sous des dictatures. Camarade, au moment ou se tiennent les assises de votre convention, tous les partis du Burkina s’attèlent à se redynamiser en vue des élections prochaines, ici comme ailleurs notre rêve c’est de voir des Hommes engagés dans le développement, le respect de la dignité humaine et de toutes les idéologies modernes parvenir au pouvoir. C’est pourquoi, sans nous ingérer dans la vie interne du Burkina Faso, nous vous apportons tout notre soutien moral à vous et à tous les burkinabés épris de justice et de développement car en cette ère de mondialisation, la justice, la démocratie, les droits de l’Homme, la participation citoyenne, la liberté de la presse etc. sont des valeurs universelles qui, comme les structures socialistes, dépassent les frontières nationales : Nous sommes à l’heure du citoyen universel.


Chers camarades, le Burkina Faso connait de grandes figures révolutionnaires dont outre les anciens, outre Feu Sankara lui-même, il m’est donné de retenir quelques uns. 
Il s’agirait de Feu ARBA DIALLO président du Parti pour la démocratie et le socialisme (PDS/Metba) Rappelé à Dieu depuis deux mois et auquel je tiens à rendre hommage avec déférence ; De notre Doyen Professeur Joseph Kizerbo, ce grand intellectuel africain qui a porté haut l’image du Burkina Faso à travers le monde ;


Hervé Ouattara
, Président du CAR (Collectif Anti-Référendum), dont la structure à jouer un rôle éminent dans la lutte contre la pérennisation de l’ancien pouvoir politique burkinabé ;


Bénéwendé Stanislas Sankara,
président de l’Union pour la Renaissance / Parti Sankariste (UNIR/PS), devenu depuis octobre 2014 le Front Progressiste Sankariste (FPS) qui réunit plusieurs partis d’obédience Sankariste. Urbain Kam, Porte-parole du mouvement populaire et apolitique Balai citoyen, qui a joué un rôle considérable dans l’organisation des manifestations au cours de la Révolution.


Larlé Naba,
qui porte-parole du Moogo Naaba (chef coutumier des Mossis) fut l’unique des 70 députés du régime déchu à n’avoir pas accordé sa faveur pour le referendum envisagé par l’ancien président burkinabé ;

Chers camarades, je suis convaincu qu’au cours des ces assises, vous allez analyser sans complaisance la situation internationale sous régionales et burkinabé. Je suis tout autant convaincu qu’il en sortira des perspectives heureuses pour un Burkina nouveau, épris de paix et de justice, engagé dans la voie d’un véritable développement durable ;

En effet, au moment ou vous tenez les assises de votre structure, le monde est déchiré par des violences inutiles. Le théâtre de ces violences qui fait plus actualité s’est, aujourd’hui l’Afrique. Je puis espérer que vous allez intégrer cette donnée dans vos analyses.


Enfin, je ne saurai clore mon intervention sans marquer mes considérations pour tous ces burkinabés qui au lendemain de la révolution se sont mis à balayer le pays, histoire de démontrer que la lutte que vous mener est une lutte pour un Burkina meilleur. J’ai aussi une pensée particulière pour tous ceux qui sont tombés lors de la révolution du 30 octobre, Que la terre leur soit légère. Sur ce je vous souhaite plein succès à vos travaux,

Vive le Socialisme,

Vive le Burkina Faso à la fierté retrouvée, dans une Afrique libre, unie et prospère. 

Je vous remercie

 

Pour le comité Afrique de l’Union International de la Jeunesse Socialiste (IUSY)

IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH BRAHIM

 

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